Appel à communications : Les étudiant.es africain.es en France – Colloque

Une présence ancienne, et qui évolue dans le temps
Dès l’entre-deux guerres il y avait en France métropolitaine quelques étudiants africains, certes peu nombreux, surtout masculins, mais dont certains tel Léopold Sédar Senghor devinrent célèbres. Le Ministère des colonies en décompte 75 en 1926, et ils seraient 40 en 1932. Mais après la seconde guerre mondiale leur nombre connait une croissance exponentielle. Cela est dû aux bouleversements politiques, à un désir nouveau d’aligner l’enseignement en Afrique française sur celui de la métropole alors même que les lycées ont été créés tardivement, à l’exception du lycée Faidherbe de Saint-Louis du Sénégal en 1919, et les universités encore plus. La première, et la seule jusqu’aux indépendances, celle de Dakar, n’ouvre ses portes qu’en 1957. Pendant longtemps il n’y a donc pas d’autres choix pour celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études que de venir en France. Mais à partir des années 1970, la tendance s’inverse et le nombre d’étudiant.es africain.es en France diminue. Ils et elles représentent encore en 1985 58% du total des étudiant.es étranger.es en France mais n’en représentent plus en 1999 que 49% dont 31 000 environ venant d’Afrique subsaharienne et des iles de l’Océan indien1. Cette baisse est due à plusieurs facteurs : la possibilité de suivre des cursus complets dans les universités africaines mais aussi la diminution des bourses françaises ou nationales et les restrictions croissantes en matière de visa, sans compter les relations compliquées avec un certain nombre de pays et la menace d’une augmentation conséquente des droits d’inscription ainsi que la fin de l’automaticité des équivalences de diplômes. Aujourd’hui rares sont les étudiant.es africain.es qui suivent en France des cursus complets. Les provenances se sont diversifiées, même si l’Afrique francophone fournit la majeure partie du contingent. Quelques enquêtes, telle celle de Jean-Pierre Ndiaye2, ont été produites par le passé ainsi que des études et un colloque pour tenter de comprendre les modes de vie, les difficultés et/ou les attentes de ces étudiant.es.
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Le colloque se tiendra les 13 et 14 juin 2025 à la Résidence Lucien Paye de la Cité universitaire internationale de Paris
Les propositions pourront se situer, sans exclusive, selon trois axes principaux :
 Axe 1 : Etudiants africains en France : identités plurielles, statuts variés
 Axe 2 : Etudier en France : parcours, enjeux et défis
 Axe 3 : Organismes de financements et mobilités étudiantes (inclure les agences d’état et les structures confessionnelles)

Les propositions ne devront pas excéder 500 mots et si possible être accompagnées d’une bibliographie et des sources utilisées
Elles sont à envoyer, avant le 15 février 2025 à Julie.PEGHINI@ciup.fr ou à fblum@univ-paris1.fr


Comité scientifique :

Françoise Blum (CHS des mondes contemporains), Scholastique Dianzinga (Université Marien Ngouabi de Brazzaville), Daouda Gary-Tounkara (IMAF), Odile Goerg (Université ParisCité), Pierre Guidi (IRD), Héloïse Kiriakou (Chercheuse indépendante), Mubarak Mahmud (INRAE), Nadeige Ngo Nlend (Université de Douala), Céline Pauthier (Université de Nantes), Julie Peghini (Université Paris8, CEMTI, Fondation Lucien Paye), Ophélie Rillon (IMAF), Alexis Roy (IMAF), Michel Sot (Historien), Guillaume Tronchet (IHMC), Elena Vezzadini (IMAF).

Source : Les étudiant.es africain.es en France – Colloque


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