Il existe un grand nombre de traités internationaux applicables aux Etats africains. Certains sont des traités à vocation universelle auxquels les Etats africains sont parties ; d’autres sont des traités adoptés par les Etats africains entre eux à l’échelle continentale ou régionale pour adapter les premiers aux réalités africaines ainsi qu’aux valeurs et traditions existantes sur le continent en complétant, précisant ou parfois nuançant les instruments universels.
Le plus important de ces traités de protection au niveau africain est bien sûr la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (adoptée le 27 juin 1981et entrée en vigueur le 21 octobre 1986) à laquelle sont parties tous les Etats du continent (sauf le Soudan du Sud et la RASD). Le système continental s’appuie également sur des traités visant plus précisément la protection de certaines personnes, en particulier, outre les réfugiés et déplacés internes, les femmes et les enfants. On pense à la Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (conclue à Addis-Abeba le 10 septembre 1969, U.N.T.S., Vol. 1001, I-14691, et entrée en vigueur le 20 juin 1974) ; à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (Doc. CAB/LEG/153/Rev.2, adoptée le 1er juillet 1990 et entrée en vigueur le 29 novembre 1999 avec 50 ratifications et 4 Etats réservataires au 19 août 2024) ainsi qu’au Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes, 11 juillet 2003 (adopté le 1er juillet 2003 et entré en vigueur le 25 novembre 2005).
Il conviendra également d’étudier le niveau sous-régional avec, notamment la Communauté de l’Afrique de l’Est, la CEDEAO et la SADC avec leur juridiction communautaire respective.



